L'encolure haute, la tête même non placée, la posture-légèreté symétrique obtenue quand le cheval a « lâché » son mors après l'avoir « mâché » (Plus aucune sensation de poids ou autre force qui s'oppose, sur descente de main, rênes demi-tendues à floches, « … le cheval paraissant dans le vide est, même non placé, en équilibre s'il est léger, et il est plus en main que s'il tirait. » DCS - Beudant p. 65 ).
Le cheval ainsi en équilibre a pu trouver une répartition égale de son poids sur ses quatre membres.
« Seulement après avoir obtenu la vraie position (cette posture-légèreté symétrique si inconnue ou réfutée) avec la main fixe (si délicate à obtenir), il faudra laisser couler les rênes, baisser la main et avoir le cheval léger et mâchant son mors sur une descente de main, non sur un point fixe. »
VA - Beudant - 12 - p. 80-81.
Départ au pas :
Il est alors possible de demander un départ au pas : « Début : porter la main d'un côté et de l'autre pour décharger les épaules ; peser sur l'assiette, au besoin effet de jambes… » VA - Beudant - 13 - p. 81.
« Le cheval doit se porter en avant sans porter de poids sur l'avant-main, sans rompre son équilibre. Ce sont ses postérieurs qui, en se portant sous la masse, vont s'en emparer pour la porter en avant.»
NE - Bouhet 1946
Sur descente de main, le cheval, qui « au début ne comprend pas qu'il lui faut marcher dans cette position,» NE - Bouhet , procède alors à une sorte de basculement du bassin ou du moins de son arrière-main, comme s'il étirait son dos tel qu'il a pu réussir à le faire à l'arrêt.
On ressent l'impression des épaules du cheval se déliant et les antérieurs se posant comme s'ils n'osaient toucher le sol. Le bassin du cavalier est balancé à chaque oscillation des postérieurs.